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Discrimination envers les marocaines : Affaire Mounia Semlali

Une autre victoire mémorable où notre organisation, a fait une différence significative grâce à notre plaidoyer et notre pression est celle de Mounia Semlali. Cette militante féministe s’est vu refuser un visa par l’ambassade de Jordanie en raison de l’exigence d’avoir un Mahrem (un tuteur masculin). Face à cette situation, nous avons rallié le soutien et lancé une pétition qui a recueilli un nombre impressionnant de 48 955 signatures.

Cette clause discriminatoire du visa, qui touchait les femmes marocaines âgées de 18 à 35 ans, a été mise sur le devant de la scène, provoquant un émoi parmi les organisations, les personnalités marocaines et la population en général. En mettant en évidence ce problème et en mobilisant le soutien public, nous avons pu faire prendre conscience de l’atteinte à la dignité que subissait l’ensemble de la population marocaine, qui se bat depuis longtemps pour l’amélioration des droits.

Changement historique : suppression de la clause discriminatoire

Grâce à nos efforts collectifs et à la force de la pétition, nous avons plaidé pour le changement et poussé à une évolution des politiques de visa discriminatoires. Ceci a provoqué un débat national sur ces conditions discriminatoires. La question a même été portée au Parlement par le député de la Fédération de la gauche démocratique, Omar Balafrej, qui a appelé les autorités politiques et diplomatiques à réagir face à cette discrimination consulaire qui frappe les femmes marocaines.

Suite à notre campagne, nos efforts collectifs ont porté leurs fruits. En effet, la clause discriminatoire exigeant un Mahrem pour les femmes marocaines souhaitant obtenir un visa pour la Jordanie a été officiellement retirée.

C’est une victoire significative pour l’égalité des droits et une démonstration concrète de l’impact que peuvent avoir l’activisme et l’engagement citoyen. Cela a marqué une étape importante dans notre combat pour l’amélioration des droits des femmes marocaines, et a montré à quel point la pression de l’opinion publique peut être un moteur puissant de changement.